Risques et enjeux : hygiène, conservation, évolution dans le temps
La vinification naturelle expose le vigneron à plus d’incertitudes : une vendange peu mûre, ou un manque d’hygiène au chai peut donner des arômes déviants, une refermentation en bouteille, ou un vin qui supporte mal le transport. Cela explique, par exemple, la prédominance du format magnum parfois chez les nature, le plus grand volume assurant une meilleure stabilité.
La vinification technologique, grâce aux outils de filtration et aux additifs, fournit des vins stables, conservables sur la durée, adaptés aux chaines de distribution mondiales, avec un risque sanitaire quasi nul. Le revers, disent certains critiques, est la possible uniformisation du goût, au détriment de la diversité sensorielle.
Chiffre-étude : En 2022, 75% des vins présentant un défaut lors des concours internationaux provenaient de vinifications minimalistes ayant mal contrôlé leur hygiène (Revue des Œnologues).