Études scientifiques et faits marquants : ce que dit la recherche
Selon l’Institut Français de la Vigne et du Vin (IFV, dossier SO2 2022), un vin sans soufre présente, après trois mois de mise, une densité d’arômes esters (fruits frais, banane, poire) supérieure de 30 à 50 % à la même cuvée vinifiée classiquement. Cela explique la sensation de fruité explosif à l’ouverture.
Cependant, 64 % des échantillons testés voient ce profil aromatique évoluer très vite après ouverture, avec, au-delà de 24h, l’apparition de notes fermentaires accentuées ou d’arômes “oxy” (source : IFV, lien). Ce sont donc des vins à partager le jour même, ou à conserver au frais et à surveiller de près.
Une enquête de Wine Spectator (2020) sur plus de 120 vins “nature” vendus en France a montré que 26 % présentaient des arômes atypiques jugés “défauts” par des panels professionnels (animal, volatile, réduction marquée) : mais les amateurs de vins natures valorisent majoritairement cette énergie olfactive, jugée “terroir” ou “vivacité”.
Sur les rouges comme sur les blancs, la persistance de certains esters volatils (banane, pomme, ananas) est donc un vrai marqueur du sans soufre, mais la stabilité de ces notes demeure le principal défi technique pour le vigneron.