Micro-oxygénation : retours de vignerons, expérience sensorielle et secrets de chai
Un vigneron du Médoc se plaît à raconter comment un millésime difficile, tout en robustesse, a trouvé grâce à la micro-oxygénation un équilibre inattendu : « Nos 2009 étaient très fermés, presque austères. La micro-oxygénation, c’était comme ouvrir les volets sur un matin lumineux : tout s’est arrondi en douceur, sans accélérer la patine du bois. » (témoignage du Château sociando-Mallet, Revue du Vin de France, oct. 2017).
Un expert argentin souligne quant à lui l’intérêt pour le malbec de la vallée de l’Uco : « On l’utilise pour éviter l’extraction trop brute. Avant, nos vins étaient marqués par les tanins râpeux ; aujourd’hui, ils gardent puissance et couleur, mais un velouté moderne, irrésistible » (source : Decanter, mars 2021).
Un autre atout mentionné par les œnologues : la qualité des années difficiles. Les vendanges pluvieuses, qui peuvent diluer la couleur ou exacerber les odeurs de réduction, s’en trouvent moins impactées. La micro-oxygénation apporte ainsi un filet de sécurité rarement visible du grand public, mais très apprécié dans l’ombre des chais.