Macération et profils aromatiques : histoire d’une palette sensorielle
Ce qui se joue dans la macération, c’est une véritable recomposition du parfum du vin et de sa sensation en bouche. Les tanins, extraits lors des longues macérations rouges, structurent le palais mais aussi protègent le vin sur la durée. Les arômes libérés pendant une macération pelliculaire varient : pamplemousse dans un Sauvignon, litchi et rose dans un Gewurztraminer, fruits rouges dans un rosé issu de pinot noir.
Dans certains cas, la macération devient même une signature : les grands vins rouges de garde (Barolo, Châteauneuf-du-Pape) doivent au moins 15 à 25 jours de macération leur capacité de vieillissement. Tandis que certains « vins de soif » reposent sur une macération minimaliste, favorisant le fruit immédiat.
La maîtrise de cette étape est l’objet de toutes les attentions et innovations : macération à froid pour préserver le fruit, macération avec gaz inertes pour éviter l’oxydation, ou encore techniques ancestrales comme les amphores (de retour, notamment en Italie et en Espagne, source : Wine Enthusiast).