Arômes réduits : de quoi parle-t-on vraiment ?
En œnologie, on parle d’arômes réduits pour décrire l’ensemble des senteurs imputables aux composés soufrés volatils : mercaptans, sulfures d’hydrogène, thiols… Ces molécules, à très faibles concentrations (quelques microgrammes par litre seulement), rappellent l’odeur d’œuf pourri, d’oignon, de chou, voire de caoutchouc brûlé.
Elles ne sont pas systématiquement indésirables : le fameux « pierre à fusil » d’un Sancerre, la truffe sur certains vieux blancs de Bourgogne, peuvent séduire les amateurs. Mais dans la plupart des cuvées modernes cherchant la netteté et la fraîcheur, ces arômes sont perçus comme un défaut.
D’où viennent-ils ? Principalement de la réduction, c’est-à-dire d’un manque d’oxygène lors de la vinification ou de l’élevage. Dans les « cuvées techniques », travaillées en cuves étanches (inox, béton), fermées à double tour, ces conditions se rencontrent volontiers.