Comprendre, mesurer… mais aussi accepter la part de mystère
La technologie a permis de réduire considérablement les accidents liés à l’oxydation : entre 1990 et 2010, la proportion de vins présentant des défauts oxydatifs (hors choix stylistique) a chuté de 35 % à moins de 10 % dans les grandes régions viticoles françaises selon l’IFV (Institut Français de la Vigne et du Vin).
Et pourtant, malgré l’instrumentation, l’humain reste au centre : chaque vendange, chaque millésime répond différemment. La météo ; un orage, un vent sec ; la porosité d’une barrique ou la main du maître de chai… Autant de paramètres qui font que deux vins, issus d’un même terroir, ne se ressemblent jamais.
L’auteur anglais Hugh Johnson l’écrivait joliment : “Le vin n’est pas un lieu : c’est un moment, et le battement d’une atmosphère.” Le secret du vigneron n’est pas de bannir l’oxygène, mais de savoir l’écouter, de dialoguer avec lui, pour offrir au vin cette part unique qu’il racontera, bouteille après bouteille, dans chaque verre.